smileyface01On peut comprendre que Gregg Araki ait eu besoin d’un break. Son dernier film date de début 2005 et marque encore les esprits. Et pour cause, Mysterious Skin est reconnu comme le film qui aura su traiter au mieux ce thème si délicat qu’est la pédophilie. Mais pour l’heure, souplesse et délicatesse ont été rangées au placard. Nul besoin de prendre Smiley Face avec des pincettes. Auteur désormais confirmé, Araki est libre de s’éclater comme il l’entend. Soyons fous et suivons Jane dans son périple d’un jour après avoir englouti par erreur les gâteaux au cannabis de son colocataire !

smileyface02Sujet léger mais délicat à la fois. Vous l’aurez compris à la lecture du synopsis : Smiley Face est une comédie. Pour autant, il est difficile de tenir la distance sur une trame si fine. Araki focalise son spectateur sur un seul personnage supposé nous faire rire pendant une heure trente. Finalement, la série des Scary Movie n’auront pas suffit à précipiter la déjantée Anna Faris dans les limbes de l’oubli. Après avoir épousé des rôles plus sombres chez Ang Lee ou Sofia Coppola, la voila qui déboule dans l’univers d’Araki pour exposer tout son potentiel comique. Smiley face : le titre convient à merveille tant le réalisateur s’éclate à accumuler les expressions déjantées de l’actrice. Araki s’en amuse comme un gamin avec de la pâte à modeler. Les situations s’enchaînent, apportant leur lot de cocasseries complètement délirantes. Comment s’en lasser ? Jane cuisine, Jane prend le bus, Jane passe une audition, Jane à l’usine,… à croire qu’Araki aie voulu revisiter à sa façon la série des Martine ! Le tout bénéficie d’une mise en scène très énergique et d’un montage soigné. Evidemment, le film n’est pas LE chef d’œuvre de son auteur. Toutefois, le contrat-comédie est parfaitement rempli et en cela, Araki est tout à fait louable. Sûr que dans quelques années, lorsque son œuvre sera plus avancée voire achevée, ce gentillet Smiley face prendra une valeur toute autre. La pédophilie impliquait un ton grave. La drogue, en revanche, invite à la comédie. Pourtant, n’est ce pas là le véritable sujet du film…