indidernierecroisadeaffPour le troisième épisode de la saga, Spielberg sort son personnage de la jungle et le rapatrie en occident. De ce fait, Indiana Jones et la dernière croisade (sorti en 1989) s’inscrit plus dans la veine du premier épisode que du deuxième. Notre héros n’est plus simplement le bienveillant américain qui œuvre pour le triomphe du bien. Cette fois-ci, une back story s’impose, conférant au personnage incarné par Harrison Ford encore plus d’épaisseur. Il est grand temps pour Sean Connery, alias Henry Jones senior, de faire son entrée en scène.

1938. Indiana Jones est contacté pour participer à une quête concernant le Saint Graal. D’abord peu intéressé, on lui indique ensuite que son père, chef de l’expédition, est porté disparu. Celui-ci est néanmoins arrivé à lui faire parvenir un agenda concernant des renseignements précieux. Indy se lance donc dans l’aventure et part en Europe sur les traces d’Henry Jones senior, prisonnier des nazis.

indidernierecroisade01Comme dans L’Arche perdue, traiter de la race arienne est à nouveau pour Spielberg le moyen de traiter des frontières entre le bien et le mal. Pari réussi s’il en est que ce troisième opus (qu’on est souvent amené à comparer avec le premier) dispose comme d’habitude d’un scénario très solide, d’une mise en scène efficace à souhait et d’un casting de luxe. Sean Connery apporte un souffle nouveau à la saga, conférant à l’atmosphère générale une empreinte comique non négligeable. Sans aucun doute, Indiana Jones et la dernière croisade est bel et bien le plus délirant des quatre volets.

indidernierecroisade02Après l’Arche d’alliance et le temple maudit, la nouvelle obsession de Jones a pour nom « Saint Graal ». Comme à son habitude, Spielberg amène le sujet avec brillo au moyen d’effets spéciaux toujours plus surprenants et de bestioles toujours plus dégoutantes. Ne nous le cachons pas, la recette du film est peu ou prou la même que pour les deux qui le précédèrent mais étonnamment on ne s’en lasse guère. Il y aurait tendance à se demander pourquoi aucun héros n’ait remplacé le bienveillant Jones dans l’immense fresque du septième art. Peut-être parce que les œuvres de Spielberg ne sont pas seulement des films d’aventures où se confrontent le bien et le mal. Ici, le divertissement est à son apogée. Le cinéaste est loin de s’en référer à un seul genre, il fait appel au fantastique, parfois au western voire même au merveilleux comme pour cette fameuse quête du Graal. Toujours jonché d’une morale à toute épreuve (auquel vient ici se greffer le thème de la paternité), la recette Indiana Jones séduit plus que jamais. Quand on pense qu’il faudra attendre près de vingt ans pour qu’on nous en serve un autre !