22 juin 2008

Les Diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1955)

    Bien que Clouzot ait été froidement attaqué par la génération « nouvelle vague », un malentendu demeure vis-à-vis de son œuvre. Car c’est bien une méthode qui fut blâmée et non un style. Ce n’est plus une rumeur mais bel et bien un fait, le cinéaste martyrisait ses acteurs. Simone Signoret qui tourna pour lui Les Diaboliques en fit notamment les frais. Elle n’hésita pas à rapporter ses malheurs vécus sur le tournage, qu’il en soit des indications glaçantes qu’elle recevait du cinéaste, de la tension malsaine qui... [Lire la suite]
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18 juin 2008

Phénomènes (M. Night Shyamalan, 2008)

    Qu’il est dur de blâmer un tel cinéaste ! On a toujours suivi et considéré Shyamalan, et ce même dans les moments difficiles (La Jeune fille de l’eau). Mais le temps est venu d’arrêter de se voiler la face : le bonhomme s’est complètement endormi ! Pourtant la bande-annonce de Phénomènes et le buzz qui en a découlé laissaient présager de bien bonnes choses. Le clash a pourtant été moins positif que prévu ; force est d’admettre que tout n’était qu’illusion. Phénomènes est une grosse déception, rien de plus. ... [Lire la suite]
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13 juin 2008

Le Château ambulant (Hayao Miyazaki, 2004)

    Chaque film de Miyazaki est une effusion de couleurs, de références, de magie, de poésie, de subtilité, de rêve. Le maître de l’animation nippone ne se prive pas, il profite autant que possible des nouvelles technologies aptes à rendre ses films contemporains sans pour autant oublier de les nourrir de quelques valeurs universelles indispensables à tout dessin animé. Les réflexions de Miyazaki sont pourtant loin d’être naïves, nous avons bien affaire à un réalisateur qui propose un vrai point de vue. Sophie... [Lire la suite]
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05 juin 2008

Tokyo ! (Michel Gondry / Leos Carax / Bong Joon-Ho, 2008)

    Qu’on ne s’y méprenne pas, le projet Tokyo ! n’est empreint d’aucune motivation touristique. Aux antipodes d’un Paris je t’aime, Michel Gondry, Leos Carax et Bong Joon-Ho serpentent la ville à tour de rôle pour n’en dégager que les aspects les plus mélancoliques (Gondry), claustrophobiques (Bong) et nauséabonds (Carax). L’envolée lyrique hors de tout réalisme des trois segments forme une certaine unité. Même si l’épisode Carax se distingue légèrement des autres, l’ensemble est homogène, et donc réussi. ... [Lire la suite]
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04 juin 2008

Le Lauréat (Mike Nichols, 1967)

    Mike Nichols est de ces auteurs qui émergèrent à la fin des années 60, bien plus modestes (et bien moins talentueux) que les géants du Nouvel Hollywood que furent les Scorsese, Coppola et autres Spielberg arrivés sur les lieux peu après. Son style s’aligne sur ce qui se faisait dix ans plus tôt, au temps de l’Hollywood classique, des comédies plus ou moins satiriques sur les mœurs américaines. C’est dans cette optique que s’inscrit Le Lauréat, qui bénéficie outre mesure d’un argument séduction non négligeable :... [Lire la suite]
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03 juin 2008

Le Bonheur (Agnès Varda, 1965)

    Le Bonheur. Un titre qui pourrait très bien résumer l’ensemble de l’œuvre d’Agnès Varda. Un thème large qu’elle se plaira à décliner de film en film, de Cléo de 5 à 7 à Les Glaneurs et la glaneuse en passant par Sans toît ni loi. Mais pour être plus juste faudrait-il plutôt parler de la « quête » et du « maintien » du bonheur. Car aussi triste que cela puisse paraître, chez Varda toute harmonie, aussi intense soit-elle, n’en est pas moins éphémère. François, Thérèse et leurs deux enfants forment une... [Lire la suite]
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01 juin 2008

Quand passent les cigognes (Mikhaïl Kalatozov, 1957)

    Ne pas s’en tenir aux stéréotypes ! On sait combien les russes peuvent être admirables tout en demeurant extrêmement ennuyeux. Mais le cinéma soviétique ne repose pas que sur les épaules d’Eisenstein et de Tarkovski. L’outsider Kalatozov est l’un de ces génies dont on ne parle jamais et qui pourtant savent filmer avec une virtuosité déconcertante. Il a pu faire ses preuves en 1958 lorsqu’il présenta au festival de Cannes Quand passent les cigognes. A la clé : une palme d’or ! Le film est peut-être l’un des plus... [Lire la suite]
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01 juin 2008

Nous ne vieillirons pas ensemble (Maurice Pialat, 1972)

       Contemporain de la Nouvelle Vague, Pialat en a pourtant réfuté les codes pour suivre sa propre voie. Au regard de la tendance actuelle, le cinéaste était un visionnaire. A la différence d’un Truffaut, Pialat ne cherchait nullement à brosser son public dans le sens du poil. Bien au contraire, il lui jetait la noirceur de son quotidien au visage. Nous ne vieillirons pas ensemble est très archétypal en son genre. Ou comment intégrer la caméra dans une vie de couple à la dérive, tout en maintenant une... [Lire la suite]
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