12 mars 2008

L'Orphelinat (Juan Antonio Bayona, 2007)

Les espagnols veulent nous faire croire que la maternité est un thème qui leur est propre. Pour ne citer que deux auteurs, et pas des moindres, évoquons le chef de file Pedro Almodovar et son outsider Alejandro Amenabar. Le premier, en mettant les femmes au cœur de son œuvre, se retrouve dans l’impossibilité d’éviter le sujet. Tant mieux puisque traité avec finesse et passion, il constitue désormais l’un des piliers de tout son œuvre. Parmi ses opus les plus réussis sur le sujet citons Talons aiguilles, Tout sur ma mère et... [Lire la suite]
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12 mars 2008

Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979)

C’est avant tout grâce à son talent de scénariste que Robert Benton parvint à se glisser sous les projecteurs Hollywoodiens. Il participa entre autres au Bonnie and Clyde d’Arthur Penn et au Reptile de Joseph L. Mankiewicz. Puis, en ayant assez d’écrire pour les autres, il finit par écrire pour lui-même. Une fois derrière la caméra, Benton signa des films assez peu remarqués. Pourtant, le phénomène Kramer contre Kramer (son troisième opus) subsiste encore aujourd’hui à l’épreuve du temps. Certainement doit-il cela à l’immense... [Lire la suite]
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11 mars 2008

Ma nuit chez Maud (Eric Rohmer, 1969)

Eric Rohmer est certainement l’un des auteurs français les plus appréciés des intellectuels. On ne leur donnera pas tort. Avant de passer derrière la caméra, le cinéaste féru de lettres, fut critique aux Cahiers du cinéma puis en devint le rédacteur en chef. S’en suit la participation au noyau dur du phénomène Nouvelle Vague auprès de Jacques Rivette, François Truffaut, Claude Chabrol et Jean-Luc Godard. Si les textes qui firent connaître Rohmer argumentaient sur la nature de l’image cinématographique comme art de l’espace,... [Lire la suite]
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09 mars 2008

Bienvenue chez les Ch'tis (Dany Boon, 2008)

L’affiche, les comédiens, le sujet, le genre… tout dans Bienvenue chez les Ch’tis aurait tendance à faire peur. A l’évidence, encore une de ces comédies françaises bien fades comme il en sort toutes les semaines et dont l’essentiel a été calé dans la bande-annonce ! On connaissait le Dany Boon comique, le Dany Boon acteur… et bien désormais il faudra se taper le Dany Boon réalisateur. Le rigolo en question a réussi à se remettre de la claque infligée par son premier film La Maison du Bonheur en 2006 avec pour... [Lire la suite]
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09 mars 2008

Soyez sympas, rembobinez (Michel Gondry, 2008)

La Science des rêves dévoilait au grand jour les véritables aspérités du cinéaste Gondry : l’œuvre se veut imparfaite ainsi conçue à base de carton pâte, bouchons de liège et autres bouts de ficelle. Une forme opportuniste jonchée d’un discours non dénué de poésie qui se réclame de la branche proprement artisanale du cinéma. Inévitablement, La Science des rêves comme Soyez sympas rembobinez renvoient à Méliès ou à Feuillade, ces premiers grands réalisateurs français qui savaient conférer de la magie à leurs films malgré les... [Lire la suite]
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07 mars 2008

Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Robert Zemeckis, 1988)

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le procédé qui consiste à mêler personnages de dessins animés et acteurs réels dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? est loin d’être une nouveauté. Tous les habitués de l’univers Disney auront déjà pu en profiter dans des films comme Peter et Elliot le dragon (1978) et surtout le cultissime Mary Poppins (1965). Mais il nous faudrait remonter jusqu’aux années 30 pour retrouver les véritables instigateurs de cette technique, à savoir les frères Dave et Max Fleischer, grands rivaux de... [Lire la suite]
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06 mars 2008

L'Africain (Philippe de Broca, 1982)

Avant de devenir metteur en scène, Philippe de Broca démarra comme assistant auprès de Decoin, Chabrol et Truffaut. Mais étonnamment, grandir dans les jambes de ces grands cinéastes l’a très peu influencé quant au chemin à suivre dans sa carrière. Il sera donc proclamé « grand manitou des comédies françaises à gros budget ». On est certes très loin des Thomas Langman et Frédéric Forestier d’aujourd’hui (faut pas charrier), pour autant ne soyons pas naïfs au point de croire que le genre ait attendu les années 90 pour nous... [Lire la suite]
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05 mars 2008

Jurassic Park (Steven Spielberg, 1993)

Octobre 1993. Jurassic Park déboule sur les écrans. Quelques mois plus tard, il bat le record historique des recettes engrangées par un film qui jusque là était détenu par E.T. du même réalisateur, Steven Spielberg. Je n’avais que six ans et pourtant, comme tous ceux de ma génération, je me souviens encore des émotions provoquées par la première vision. La terreur. Un sentiment violent mais presque logique si tantôt nous suivons le raisonnement moral de Spielberg. Peur mêlée d’émerveillement avant tout : des effets spéciaux si... [Lire la suite]
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04 mars 2008

New York - Miami (Frank Capra, 1934)

Frank Capra a majoritairement fait ses preuves dans des films au ton patriotique (bien que parfois légèrement satirique). Parmi ses œuvres les plus connues on compte Mr Smith au Sénat ou encore La Vie est belle. Mais New York - Miami ne fait preuve en aucun cas d’une telle verve. Ici nous basculons dans un genre propre aux années 30-40 que les anglo-saxons appellent la « Screwball Comedy » (en français « comédie loufoque »). Une branche dans laquelle Capra excella au même titre que Leo McCarey ou Howard Hawks (dont... [Lire la suite]
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03 mars 2008

Certains l'aiment chaud (Billy Wilder, 1959)

Quant à parler des grands maîtres de la comédie hollywoodienne, on en vient forcément à évoquer Ernst Lubitsch pour la première génération, et Billy Wilder pour la seconde. Les deux auteurs sont extrêmement liés, certes tout d'abord parce que Lubitsch fut lui-même le maître et inspirateur de Wilder, mais surtout parce qu’ils ont su insuffler une nouvelle fraîcheur à leur genre de prédilection chacun en leur temps. La comédie se joue souvent à quitte ou double. Billy Wilder y a quelquefois perdu, mais le plus souvent il y a... [Lire la suite]
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