24 août 2008

Versailles (Pierre Schoeller, 2008)

    Détrompez-vous, Versailles ne s’attarde nullement sur les tribulations du roi Louis XIV. C’est dans les bois à l’orée du château que l’action se déroule, une terre réservée aux opprimés. Entre les arbres, des SDF ont construit des cabanons où, ainsi reclus, ils peuvent vivre en paix. Nina, qui erre dans les rues parisiennes avec son fils Enzo s’y retrouve par hasard et tombe nez à nez avec Damien, un vagabond plus ou moins satisfait de son état. Après une nuit passée dans sa cabane, elle lui confie son fils à son... [Lire la suite]
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24 août 2008

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête (Tim Burton, 1999)

    Il est de bon ton ces temps-ci de reléguer quelque peu Tim Burton au placard pour cause de « surestimation ». Je n’en crois rien. Bien au contraire, il est peut-être le seul cinéaste à connaître une carrière extrêmement populaire alors qu’il ne fait rien de plus, à chaque film, que de nous livrer un peu plus de sa personne. Burton est bel et bien de ceux qui prouvent que le cinéma est un art personnel. Voyez L’étrange Noël de Monsieur Jack, Edward aux mains d’argent ou encore le tout récent Sweeney Todd. A chaque... [Lire la suite]
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22 août 2008

Innocents (Bernardo Bertolucci, 2003)

    Innocents (The Dreamers) est à ranger parmi ces « films de cinéphile » qui, plus qu’ils ne parlent de cinéma, parlent d’histoire du cinéma. L’initiative n’est pas mauvaise, quoique Bertolucci prenne de nombreux risques en plantant notamment son décor dans la France de mai 1968. Innocents évoque l’arrivée sur Paris de Matthew (Michael Pitt), américain venu y poursuivre ses études. Cinéphile acharné, il se rend régulièrement à la Cinémathèque française où il en vient à fréquenter Théo (Louis Garrel) et sa sœur... [Lire la suite]
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20 août 2008

Les Voyages de Sullivan (Preston Sturges, 1941)

    L’an dernier, la Cinémathèque française eut la bonne idée de remettre Preston Sturges au goût du jour en proposant une rétrospective intégrale de son œuvre. Bel exemple d’un cinéaste hollywoodien dont la postérité a jusque là été mal assurée. Pourtant, l’homme disposait de véritables dons, aimant à multiplier les casquettes, sur tous les fronts du scénario à la production, sans oublier évidemment la mise en scène. Les Voyages de Sullivan est un film idéal pour quiconque souhaite en savoir plus sur l’auteur en... [Lire la suite]
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15 août 2008

Lettre d'une inconnue (Max Ophüls, 1948)

    Lettre d’une inconnue, deuxième film américain de Max Ophüls, est la preuve même qu’Hollywood a su prendre sous son aile de grands cinéastes étrangers sans aliéner leur style pour autant. On ne verra d’ailleurs que très peu de différences entre l’atmosphère qui s’anime dans Lettre d’une inconnue et celle de La Ronde, réalisé deux ans plus tard dans un cadre européen et donc très peu similaire. Il faut préciser qu’Ophüls a toujours eu du mal à revendiquer une quelconque nationalité, ainsi divisé sur toute sa... [Lire la suite]
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12 août 2008

Le Prestige (Christopher Nolan, 2006)

    Hier Memento, demain The Dark knight. Voici ce que sont à ce jour les deux œuvres les plus connues de Christopher Nolan, cinéaste en puissance et grand adepte des scénarios tordus. En la matière, Le Prestige, sorti en 2006, est à considérer. L’histoire se déroule à Londres au début du XXème siècle où Robert Angier (Hugh Jackman) et Alfred Borden (Christian Bale) se révèlent être deux magiciens extrêmement prometteurs. Très vite s’installe entre eux une rivalité instiguée par la mort accidentelle de l’épouse... [Lire la suite]
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11 août 2008

Lost in translation (Sofia Coppola, 2003)

    Revoir Lost in translation et chaque fois l’aimer davantage. Le deuxième film de Sofia Coppola, s’il a déjà cinq ans, n’en reste pas moins archétypal de toute une modernité cinématographique. Il aura suffit d’un scénario modeste construit autour d’une trame assez simple, le tout baigné dans une atmosphère poreuse et porté par deux grands acteurs : la toute jeune Scarlett Johansson et le chouchou des auteurs US, Bill Murray. Deux tranches de vies. Si l’une semble commencer et l’autre s’éteindre, elles en sont... [Lire la suite]
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07 août 2008

Le Dernier des Mohicans (Michael Mann, 1992)

    Si l’on connaît Michael Mann pour être un excellent réalisateur de films d’action, Le Dernier des Mohicans vient prouver qu’il ne s’investit pas moins dans ses œuvres de commande. Difficile de définir le film en question : western, film d’aventures, en costumes, épopée grandiloquente… tous les qualificatifs se confondent et font de l’œuvre une légende américaine dans la même veine que le Danse avec les loups de Costner (1990) et le Braveheart de Mel Gibson (1995). L’histoire nous ramène au XVIIIème siècle, en 1757... [Lire la suite]
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05 août 2008

WALL•E (Andrew Stanton, 2008)

    Les studios Pixar n'en finissent plus de nous surprendre ! A ceux qui rendaient gloire à Kung-Fu Panda je conseille vivement d'aller voir WALL•E pour qu'ils discernent plus exactement ce qui se fait de nouveau dans le monde de l'animation. Car proposer de la nouveauté en dessin animé n'est pas chose facile. Comme toujours, les productions Pixar sont encore seules à repousser ces limites sur le territoire américain. Le public visé est exactement le même que celui qui se précipitait pour voir Blanche-Neige, Le Livre... [Lire la suite]
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02 août 2008

Victor/Victoria (Blake Edwards, 1982)

        J’ai une faiblesse toute particulière pour les films de Blake Edwards. Peut-être parce qu’il fut l’un des seuls de sa génération à tant piocher son inspiration dans les films muets, favorisant ainsi la perduration du burlesque à Hollywood (on pense essentiellement à La Party, chef d’œuvre en la matière). Le bonhomme s’est essayé à tous les genres : biopics, films d’espionnage, drames, etc. et c’est sans surprise qu’il en vient à la comédie musicale, lui permettant ainsi d’exploiter les talents vocaux... [Lire la suite]
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